L’objectivé journalistique

Citizen KaneÀ la lecture de la biographie de Pierre Bourgault, que je recommande fortement, j’ai été bien heureux d’y lire l’extrait d’un article publié dans La Presse le 13 janvier 1962 par le regretté polémiste :

« Je voudrais qu’on nous débarasse de tous ces journalistes, professeurs, politiciens ou écrivains prétenduement objectifs. Sous le fallacieux prétexte de l’objectivité absolue, ils cachent le plus souvent la paresse la plus complète, leurs lâchetés les plus odieuses et leurs démission les plus subtiles. »

Lorsque les politiciens font appel aux arguments du « vrai monde», qu’ils font les choses « parce que c’est ce que veulent les Québécois », ils montrent à la face de tous, quarante-cinq ans plus tard, la paresse la plus complète, leurs lâchetés les plus odieuses et leurs démission les plus subtiles.

Toujours sur les médias, Roy Greenslade de la BBC présente un documentaire radio en quatre parties intitulé Press for Freedom dans lequel un blogueur Malaysien lance:

« When the press is not reporting anything wrong about the government, you know there’s a problem. »

Quand les politiciens servent à un tout un peuple du pablum politique que les journalistes ne font que rapporter, sans confronter leurs contradictions flagrantes, au Québec comme en Malaysie : « you know there’s a problem ».

Parmi les pistes de solution, le Public journalism, aussi appelé Civic journalism.

Liens pertinents:
La série documentaire Press for Freedom
La fiche wiki Civic journalism

Photo:
Le film Citizen Kane d’Orson Welles, inspiré du magnat de la presse William R. Hearst (1941). 

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