En 2007, lorsque CNN a lancé sa chaîne CNN Live, j’étais très enthousiaste. Une chaîne de télévision destinée à un jeune public (18-35), uniquement sur le web, qui se permet d’utiliser les nouvelles technologies et de les incorporés dans les nouvelles. Entrevues avec Skype en direct, interactions avec les auditeurs via les réseaux sociaux, ireports – le pendant reportage citoyen-, tout ça alors que les médias québécois faisaient des débats pour savoir si Facebook servait à se faire de nouveaux amis. Sans compter le portrait flatteur de Nicole Lapin dans Wired qui a fini de me vendre l’affaire.
Aujourd’hui, je découvre Rachel Sterne, fondatrice du site Groundreport.com, un plateforme de médias citoyen avec une vision claire, un modèle d’affaires et surtout des chefs de pupitre. Je le répète, le journalisme citoyen, ce n’est pas du journalisme fait n’importe comment, par n’importe qui.
Je m’intéresse à ce que l’écrivain et journaliste Arthur Charity nomme le «public journalism», ou «journalisme citoyen». Dans son livre Doing public journalism (1995), Charity définit le journalisme citoyen comme étant :
« What would make it as easy as possible for citizens to make intelligent decisions about public affairs, and to get them carried out.»
Un journalisme qui contribue à la capacité des citoyens de faire des choix éclairés dans le domaine des affaires publiques et qui permettrait leur mise en place.
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